“ AUJOURD’HUI, J’HABITE L’ENDROIT OÙ JE SUIS. ”

lundi 21 septembre 2026, la petite phrase du Cycle : Prendre place

Jour 1 : “ Aujourd’hui, j’habite l’endroit où je suis. ”

Mes intentions du lundi 21 septembre 2026

« Aujourd’hui, j’habite là où je suis. »

Voilà. La petite phrase est revenue !

Et là où je suis, très exactement, c’est assise sur mon déambulateur, devant Escargotine, en attendant le véhicule qui va m’emmener à la cure. Yumi est dans le van et je lui ai donné l’ordre de dormir en m’attendant. Le temps est plus court quand on dort.

Il me reste six minutes. Six minutes de rien. Et finalement, dans ce rien, il y a tout. Tout peut arriver, tout peut se faire. C’est un temps d’attente que je pourrais simplement chercher à faire passer et que, ce matin, j’ai envie d’habiter.

Alors je regarde.Il y a les arbres qui font des ombres chinoises sur un ciel qui se réveille. Quelqu’un marche vers les toilettes. Autour de moi, des vans et des camping-cars de toutes sortes, dont un énorme McLouis qui ressemble à un appartement de dix pièces. Hier, il y avait un Chausson ; aujourd’hui, il n’est plus là. Et derrière moi, il y a le mien.Je sens l’air frais sur ma peau. Il doit faire une dizaine de degrés. J’entends les oiseaux qui envoient des signaux à ceux qui savent les comprendre. Moi, je n’entends que la musique, pas les paroles. Il y a des frissons, des bruits de portes, les lumières du bloc sanitaire et les petits réverbères dans les allées. Une voiture passe quelque part au loin : je l’entends mais je ne la vois pas.

Voilà ce qui existe ici et maintenant.

Et puis il y a ce mot : intention. À l’écoute de Castaneda ces derniers jours, il a repris une profondeur particulière. C’est un mot extrêmement important pour moi, qui donne du sens à mon chemin spirituel et à ma démarche. J’y consacrerai un article à part entière, parce qu’il mérite beaucoup plus que quelques lignes.

Mais ce matin, je n’ai même pas besoin de le définir.

Mon intention est simplement d’être là où je suis.

Ah ! La voiture qui doit m’emmener vient de passer. Elle se gare. Je crois que le chauffeur fait d’abord un pré-nettoyage des sanitaires à cette heure-ci, puis il vient me chercher.

Le moment de rien est terminé.

Je vous laisse.

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