jeudi 1 octobre 2026, la petite phrase du Cycle : Habiter le quotidien
Jour 11 : “ Je donne de l’attention à ce que je fais souvent sans y penser. ”

Mes intentions du jeudi 1er octobre 2026
Bonjour octobre !
« Je donne de l’attention à ce que je fais souvent sans y penser. »
Je donne de l’attention à ce que je fais. Souvent. Pas tout le temps, tout le temps, tout le temps, sinon je ne perdrais jamais mes affaires, lol.
Et surtout, je ne veux pas en faire une obsession. Ma vie doit être détendue. Je ne suis pas en examen tous les jours.
Il y a eu une période où je ne savais pas regarder ce que je devais voir, où je ne pensais pas à vérifier certaines choses. Et puis aujourd’hui, il y a davantage de conscience. Entre les deux, je navigue. Il y a des moments où je suis très attentive et d’autres beaucoup moins, des jours plus et des jours moins, des actions que j’accomplis avec une grande présence et d’autres que je fais beaucoup plus automatiquement.
Mais globalement, mettre de la conscience dans ce que je fais est une volonté de ma part. C’est délibéré.
Et cela ne veut pas dire que je dois tout surveiller en permanence.
D’ailleurs, en ce moment, j’en ai un très bon exemple avec le sommeil. Depuis environ une semaine, je travaille sur l’intention d’être consciente dans mes rêves. Au moment de m’endormir, j’essaie de poser cette intention : remarquer, voir, être présente à certaines étapes du rêve, pour parvenir à me « réveiller » dans mon rêve sans me réveiller dans la réalité.
J’avais déjà travaillé là-dessus il y a quelques années, mais avec moins d’informations. Et je découvre quelque chose d’assez amusant : si je transforme cette intention en injonction, je ne dors plus !
Évidemment.
Il est assez difficile de s’endormir tranquillement en se répétant : « Réveille-toi ! »
Ce n’est pas exactement le but recherché.
Alors là aussi, je cherche le juste milieu. L’intention est présente globalement. Elle n’a peut-être pas besoin d’être répétée consciencieusement chaque soir comme si j’avais un devoir à rendre. Peut-être qu’un soir je vais même complètement oublier. Ce n’est pas grave. L’intention, elle, continue d’exister.
J’ai travaillé de la même façon sur les ordres implicites auxquels j’obéis sans même savoir que j’obéis.
J’en ai retrouvé un qui date de très, très longtemps, de la fin de 1976 ou du début de 1977. J’étais étudiante à Paris et un professeur nous avait dit, je ne sais plus à quel propos : « On ne peut pas tous habiter dans le sud de la France. »
J’avais pris cette phrase comme une claque.
Bon sang de bonsoir, il a raison !
Et cette phrase était devenue une espèce de vérité. Je n’arrivais même plus à quitter Paris dans ma tête. Pas dans les faits : dans ma tête.
Jusqu’au jour où j’ai désobéi à cette injonction.
On ne peut peut-être pas tous habiter dans le sud de la France.
Mais moi, si.
Et je suis venue m’y installer.
Voilà aussi ce que signifie pour moi donner de l’attention à ce que je fais : apercevoir, de temps en temps, ce qui me fait agir. Voir si je choisis vraiment ou si j’obéis encore à une vieille phrase, une vieille habitude, un ordre que personne ne me donne plus.
Le voir, puis choisir.
Pas à chaque seconde. Pas comme un exercice permanent. Pas comme si j’étais en examen.
Juste suffisamment pour que ma vie reste la mienne.
Et mon intention de ce matin est toute simple : que chacun ait aujourd’hui la journée qui lui soit la plus profitable.
À sa manière.
Et en conscience… mais détendue.
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