Je partage ce qui m’a aidée à grandir.

vendredi 28 août 2026

Jour 69/81

Je partage ce qui m’a aidée à grandir.

[Cycle 8. Transmission]

Mes intentions du vendredi 28 août 2026

La petite phrase de ce matin est magnifique :

« Je partage ce qui m’a aidée à grandir. »

Et ça, je le fais souvent. Je le fais notamment en racontant mes souvenirs.

Peut-être de moins en moins en racontant le souvenir pour lui-même. Aujourd’hui, j’essaie davantage d’en extraire l’essence : qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que cela a déclenché en moi ? Qu’est-ce que j’en ai compris ? Qu’est-ce que cette expérience a changé dans ma manière de vivre ?

Mais revenir à un souvenir qui m’a fait grandir reste pour moi un immense plaisir.

Parce que ce souvenir devient précieux. Pas forcément parce que ce qui s’est passé était agréable, mais parce qu’il a participé au chemin qui m’a amenée jusqu’à aujourd’hui. Et comme j’aime beaucoup mon aujourd’hui, j’aime aussi regarder le cheminement qui m’y a conduite.

J’ai énormément de souvenirs qui m’ont appris quelque chose. Certains sont même les tout premiers moments où j’ai commencé à apprendre la vie autrement.

Il y a 1976.

Et puis il y a 1982.

Je suis d’ailleurs étonnée, en y pensant ce matin, qu’il y ait six années entre ces deux repères. Bien sûr, il s’est passé quantité de choses entre les deux. Mais à partir de 1982, tout s’est beaucoup, beaucoup, beaucoup densifié.

Parce que j’ai commencé à apprendre à entendre.

Puis, après avoir appris à entendre, j’ai appris à écouter.

Et ensuite, étape essentielle, j’ai appris à tenir compte de ce que j’avais entendu et écouté.

Aujourd’hui, j’ai parfois l’impression de vivre au milieu d’un orchestre qui joue de la musique en permanence. Il joue partout, tout le temps. Et moi, j’entends. J’écoute. Et j’éprouve un bonheur magnifique à percevoir cette musique-là.

Mais au départ, je pensais que cette capacité à entendre était pour les autres. Pas pour moi.

Il m’a donc fallu apprendre aussi à reconnaître ce qui m’était donné, à le prendre en compte et à lui accorder de la valeur.

Voilà quelques-uns des apprentissages de ma vie.

Et lorsque je raconte aujourd’hui les souvenirs qui les ont déclenchés, ce n’est pas pour dire : « Voilà ce qu’il faut faire. »

Je raconte simplement : voilà ce qui m’est arrivé. Voilà ce que j’ai entendu. Voilà ce que j’en ai fait. Voilà comment cela m’a aidée à grandir.

Et puisque ce chemin m’a conduite jusqu’à un aujourd’hui que j’aime beaucoup, je le partage avec vous avec énormément de joie.

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