
mercredi 26 août 2026
Jour 67/81
Je peux éclairer sans sauver personne.
[Cycle 8. Transmission]
Mes intentions du mercredi 26 août 2026
La phrase de ce matin est en cours de travail chez moi depuis au moins six mois, autour d’un seul petit mot : le phare.
« Je peux éclairer sans sauver personne. »
Eh bien, un phare, c’est exactement ce qu’il fait. Il brille. Qu’il y ait quelqu’un ou qu’il n’y ait personne. Que sa lumière serve à quelqu’un ou qu’elle ne serve à personne à cet instant. Qu’on le regarde ou qu’on ne le regarde pas. Il ne va chercher personne. Il ne poursuit aucun bateau. Il ne décide pas de la route à prendre. Il brille.
C’est un travail que j’ai commencé avec Pilar depuis au moins le mois de mars, peut-être même avant. Être un phare est devenu chez moi un état de conscience fort, même s’il est relativement récent.
Et surtout, le phare ne brille pas pour obtenir quelque chose de celui qui le voit. Je brille pour moi, parce que c’est ce que je suis. L’autre prend ce dont il a besoin, s’il en a besoin. Il peut regarder la lumière, s’en servir pour trouver son chemin, ou continuer sa route sans même la remarquer. Cela lui appartient.
Je n’ai personne à sauver. Je n’ai personne à convaincre. Je n’ai personne à conduire quelque part.
Je peux simplement être là, pleinement moi, et laisser ma lumière faire ce qu’elle a à faire.
Aujourd’hui, cette idée reviendra dans ma conscience avec un peu plus de force que les jours précédents : être le phare, pas le remorqueur.
Je peux éclairer sans sauver personne.
Voilà une belle journée qui commence.
Laisser un commentaire