lundi 28 septembre 2026, la petite phrase du Cycle : Prendre place
Jour 8 : “ Ma place n’enlève rien à celle des autres. ”

Mes intentions du lundi 28 septembre 2026
« Ma place n’enlève rien à celle des autres. »
J’aime beaucoup cette phrase.
Nous avons tellement l’habitude de penser en pyramide : là où il y a quelqu’un, il ne peut pas y avoir quelqu’un d’autre. Il n’y a qu’un sommet et on ne peut pas mettre deux personnes dessus.
Mais sans vouloir dire que je suis au sommet, bien évidemment, je peux être à mon sommet sans être au vôtre. Et votre place n’enlève absolument rien à la mienne.
J’aime beaucoup prendre l’image de la plage.
Nous pouvons être trois sur la plage : le soleil se partage entre nous trois. Nous pouvons être dix mille : il se partage entre dix mille. Et pourtant, à trois ou à dix mille, chacun reçoit la même quantité de soleil.
Si on oublie les parasols et l’ombre des arbres, personne ne reçoit moins de lumière ou moins de chaleur parce que quelqu’un d’autre est arrivé. Il y a des choses qui ne diminuent pas lorsqu’on les partage.
L’amour, par exemple.
Donner de l’amour ne retire pas de l’amour à celui qui le donne. Donner de l’argent, oui : si je donne dix euros, j’ai dix euros de moins. Mais si je donne de l’amour, je n’ai pas moins d’amour après.
Et prendre sa place, pour moi, appartient un peu à cette même logique. Ma présence ne nécessite pas votre absence. Je peux prendre toute ma place sans vous demander de réduire la vôtre.
Et j’adore cette idée :
« Viens donc t’asseoir avec moi. Nous sommes déjà cinquante millions, mais tu tiens. Il y a une place pour toi. »
Voilà comment commence ma journée.
Je suis toujours dans Escargotine, garée à l’hôpital, et remarquablement bien garée : probablement la place la plus proche du service où je dois aller.
Je vois déjà les gens tourner à la recherche d’une place et je mesure à quel point j’ai bien fait de venir hier soir. Il y a même juste à côté de moi un espace qui va me permettre de sortir et remonter tranquillement mon déambulateur, actuellement démonté devant le siège passager.
Je suis à deux pas du scanner. Il ne me reste que quelques heures à attendre.
J’ai aussi appelé pour mon chauffage, mais il me manque le numéro de la machine et, comme je ne suis pas chez moi, ce sera pour plus tard.
Et mes publications sont programmées jusqu’à demain : aujourd’hui, tout s’est déjà publié tout seul et demain fera de même.
J’aime beaucoup quand j’ai organisé les choses à l’avance et que le présent peut simplement se dérouler.
Une très belle journée commence.
Le ciel est lumineux, très légèrement voilé, et moi je suis là, à ma place.
Pas à la place de quelqu’un d’autre.
À la mienne.
Et il reste toute la place nécessaire pour vous.
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