Je reconnais le chemin parcouru.

mardi 01 septembre 2026

Jour 73/81

Je reconnais le chemin parcouru.

[Cycle 9. Couronnement]

Mes intentions du mardi 1er septembre 2026

« Je reconnais le chemin parcouru. »

Moi, je le dirais autrement :

Je me retourne et je regarde tout ce que j’ai fait.

Nous sommes entrés dans les neuf derniers jours de mon cycle de neuf fois neuf jours. Cette dernière partie s’appelle le couronnement. Hier, la phrase était : « Je laisse quelque chose de bon derrière moi. » Aujourd’hui, je me retourne donc pour regarder ce que j’ai effectivement laissé derrière moi.

Je regarde. Je me félicite. Je m’extasie éventuellement ! Je vois aussi ce que j’aurais pu faire autrement, ce que je n’ai pas fait et que j’ai encore envie de faire. Ce n’est pas encore le bilan, plutôt un pré-bilan. Le véritable bilan viendra à la fin.

Et puisque je regarde avec sincérité, je peux aussi dire ceci : ce cycle autour de la lumière ne m’a pas beaucoup plu.

Je m’attendais à autre chose. À un moment, j’ai même eu envie de l’interrompre. Puis je me suis dit : tu as commencé quelque chose publiquement, peut-être que certaines personnes le suivent, et tout n’a pas besoin d’être extraordinairement agréable pour mériter d’être terminé. Ce n’était quand même pas la mort du petit cheval ! Alors j’ai continué.

Et aujourd’hui, lorsque je me retourne, ce que je vois me plaît quand même.

Ne serait-ce que pour une chose : j’ai été présente tous les jours.

Mes intentions quotidiennes sont un engagement que j’ai pris vis-à-vis de moi-même. J’allais dire un devoir, mais non. Pour moi, « droit » et « devoir » sont des mots très forts, presque juridiques. Ici, il n’y a aucune obligation. Il y a simplement un engagement envers moi : revenir chaque jour, lire la phrase et voir ce qu’elle fait résonner.

Et là, je rends à Lilou ce qui est à Lilou : cette habitude vient du Défi des 100 jours, que je trouve être un magnifique chemin d’évolution et d’engagement envers soi. Je m’en suis inspirée pour construire quelque chose à ma manière : 81 jours, neuf fois neuf. J’avais longtemps pensé à 88 parce que ce nombre me plaisait, mais c’était gratuit. Alors que neuf fois neuf, cette idée de complétude multipliée par la complétude, me parlait.

J’ai choisi aussi de suivre les saisons : 21 mars, 21 juin, et le prochain cycle commencera le 21 septembre. Il reste encore quelques jours à celui-ci, puis viendra une période de repos et surtout de bilan. Le 20 septembre, une petite introduction déjà programmée donnera la couleur de l’automne. Moi, évidemment, je la connais déjà !

Mais pour l’instant, restons dans l’été.

Qu’est-ce que j’ai fait cet été ?

Il y a des choses très concrètes. J’ai commencé l’inventaire de toutes mes affaires, solution à un problème récurrent et très ancien chez moi. C’est un immense chantier qui débordera largement sur les saisons suivantes, mais la solution existe maintenant et elle fonctionne. Rien que cela me réjouit énormément.

J’ai aussi nagé. Pas absolument tous les jours comme je l’avais imaginé, mais suffisamment pour que la baignade devienne une vraie partie de mon été.

Et hier, j’ai remis en route la procédure pour clore cette vieille affaire immobilière qui reste ma dernière grosse casserole. Ce sera plus long que je ne l’espérais, mais j’ai recommencé à avancer. Et finalement, l’inventaire participe lui aussi à cette envie de ne plus avoir de casseroles qui traînent derrière moi.

Il y a certainement eu aussi des mouvements moins visibles, dans mes idées, dans ma manière de regarder les choses, dans ma façon de vivre. Ceux-là demandent peut-être davantage de recul pour apparaître.

Alors aujourd’hui, c’est précisément ce que je vais faire.

Regarder hier, avant-hier, cet été, peut-être même un peu plus loin si j’en ai envie.

Me retourner.

Regarder le chemin.

Pas seulement ce qui reste à faire.

Ce qui est déjà fait.

Et le reconnaître.

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