
dimanche 30 août 2026
Jour 71/81
Je peux encourager les autres sans me nier moi-même.
[Cycle 8. Transmission]
Mes intentions du dimanche 30 août 2026
La phrase de ce matin est :
« Je peux encourager les autres sans me nier moi-même. »
Mais avant elle, il y a eu un silence.
Je me suis réveillée très tôt, vers 6 heures, et comme cela m’arrive souvent, j’ai écouté. Et quelque chose manquait.
Les hirondelles.
Depuis des semaines, je les entendais le matin comme une immense cour de récréation remplie de gamins turbulents qui discutent, crient et s’interpellent dans tous les sens. Et ce matin : rien.
Un silence total. Royal. Complet.
Je ne sais pas si elles sont parties, mais ce matin, leur absence s’entendait.
Et puis je suis revenue à ma phrase : « Je peux encourager les autres sans me nier moi-même. »
Elle m’évoque immédiatement cette phrase souvent attribuée à Voltaire — la citation n’est pas exacte, mais l’idée est là : je peux ne pas être d’accord avec quelqu’un et défendre malgré tout son droit à penser et à s’exprimer autrement.
Et c’est bien de cela qu’il s’agit pour moi.
Je peux écouter quelqu’un qui pense différemment. Je peux comprendre son raisonnement, reconnaître ce qui est juste pour lui, l’encourager à suivre son propre chemin, sans avoir besoin d’adopter ses idées.
Je peux même lui dire : « Moi, je ferais autrement. »
Et continuer à le soutenir.
Je ne suis certainement pas capable de le faire parfaitement, tout le temps et dans tous les domaines. Mais je constate que, depuis quelque temps, quelque chose a changé. J’arrive beaucoup mieux à entendre une idée différente de la mienne sans la rejeter immédiatement simplement parce que « ce n’est pas moi ».
Je n’ai pas besoin d’avoir raison pour que l’autre ait le droit d’avoir raison pour lui.
Et surtout, encourager quelqu’un ne m’oblige pas à me renier.
L’autre peut suivre son chemin.
Je peux suivre le mien.
Et nous pouvons même nous encourager mutuellement sans marcher dans la même direction.
Je trouve que c’est un résultat très visible d’une vie de réflexion.
Et oui, celui-là me rend fière.
Ce matin, les hirondelles se sont tues.
Alors j’écoute le silence.
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