mardi 6 octobre 2026, la petite phrase du Cycle : Habiter le quotidien
Jour 16 : “ Je n’attends pas un événement pour commencer à vivre. ”

Mardi 6 octobre 2026.
Dans le cycle Habiter le quotidien, la petite phrase de ce matin est : « Je n’attends pas un événement pour commencer à vivre. »
Ah oui, ça, je l’ai eu longtemps.
Quand j’aurai ceci, alors je pourrai commencer. Quand je pourrai faire cela, alors je pourrai prévoir. Quand j’aurai tel diplôme, telle possibilité, telle sécurité, telle autre chose encore, alors ce sera le bon moment. Et puis, bien sûr, il fallait aussi autre chose. Et encore autre chose. Et surtout cette chose-là sans laquelle, évidemment, tout devenait inutile.
Bref, en attendant, je faisais autre chose.
Aujourd’hui, je sais qu’il n’y a jamais de bonne raison pour remettre la vie à plus tard. Il n’y a pas de condition préalable à remplir pour commencer à vivre. J’ai une vie aujourd’hui, et c’est aujourd’hui que je peux commencer. C’est aujourd’hui que je peux faire quelque chose de ce qui est là.
Commencer à vivre, d’ailleurs, ça commence bien avant toutes ces conditions que l’on s’invente. Ça commence au moment où je nais. Je n’ai pas besoin de savoir parler. Je n’ai pas besoin de comprendre. Je n’ai même pas besoin d’avoir les yeux ouverts. Je commence à respirer, je suis là, je vis, et je brille déjà.
Et je rappelle quelque chose que je dis souvent : lorsque j’écris « je », je ne parle pas seulement de moi. Je parle pour tout le monde. Ce « je » est un « je » que chacun peut prendre pour lui.
Alors lorsque je veux faire quelque chose, je n’attends pas qu’il fasse beau. Je n’attends pas d’être ailleurs. Je n’attends pas d’être en hauteur, d’être dans l’eau, d’avoir ceci ou cela.
Bon, évidemment, pour faire de la plongée sous-marine, mieux vaut finir par se retrouver dans l’eau. Mais même là, je peux commencer avant. Je peux apprendre, me préparer, comprendre, m’équiper, imaginer, m’entraîner.
Et puis surtout, tout dans la vie n’est pas de la plongée sous-marine.
Je crois que c’est cela que je veux garder aujourd’hui : ne pas donner à une condition future le pouvoir de décider quand ma vie commence.
Elle a déjà commencé.
Elle est là.
Alors je m’en vais habiter ma journée, qui va être assez dense aujourd’hui. Je vais revoir mon dentiste, que je connais déjà, et je vais rencontrer aussi un pharmacien, cette fois avec une histoire d’antibiotiques.
Et entre les deux, je vais vivre. Maintenant.
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